mardi 30 juillet 2013

Réinformation

La Voix de la Russie 

Journal hebdomadaire du 22 juillet 2013

Lien pour regarder le journal hebdomadaire du 22 juillet 2013 : Voix de la Russie du 22 juillet 2013

Vous pouvez voir le sommaire du journal ainsi que d'autres médias de réinformation sur la page "Réinformation"

Journal hebdomadaire du 29 juillet 2013

Lien pour regarder le journal hebdomadaire du 29 juillet 2013 : Voix de la Russie du 29 juillet 2013

Vous pouvez voir le sommaire du journal ainsi que d'autres médias de réinformation sur la page "Réinformation"

samedi 27 juillet 2013

"Je suis le maître de mon destin"

Madiba

« Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; 
c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

Nelson Mandela


Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan est « Madiba », est né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d'Afrique du Sud). Il va consacré sa vie a lutter contre la ségrégation raciale qui existe en Afrique du Sud jusqu'a devenir Président du pays de 1994 à 1999.
En 1944 alors jeune avocat, Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) prônant une lutte politique et pacifique contre les lois de l'Apartheid. Mais lorsque l'ANC est dissout sans avoir obtenu de résultats, Mandela se résout à la lutte armée et se lance dans une campagne de sabotages contre des installations gouvernementales.
Arrêté en 1961, il va passer 27 années en prison souvent dans des conditions très dures mais au cours desquelles il va développer une pensée politique de réconciliation entre les noirs et les blancs, et une capacité de résilience exceptionnelle qui vont faire de lui un symbole de lutte pour l'égalité raciale.


« Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent.  »
Empereur Marc-Aurèle dans "pensées pour moi-même"

Malheureusement la figure de Mandela sera récupérée et instrumentalisée par la nouvelle religion des "droits de l'homme" mondialiste qui cherche à imposer aux Hommes l'"idéologie du même" et de la pensée unique, qui épistémologiquement s'oppose à la pensée de cet homme dont l'objectif est de respecter les différences entre les hommes tout en les élevant ensemble vers un destin national commun. 

Libéré en 1990 par le Président Frederik de Klerk, Nelson Mandela va travailler avec lui a jeté les bases d'une nouvelle société démocratique et moderne, basée sur l'idée de réconciliation. Après avoir évité une guerre civile meurtrière au pays, Nelson Mandela devient le premier Président noir d'Afrique du Sud en 1994.
En 1999, à l'issu de son unique mandat,  il se retire de la vie politique active, mais continue à soutenir publiquement le Congrès national africain tout en condamnant ses dérives.

Aujourd'hui, Nelson Mandela au crépuscule de sa vie nous laisse, bien au delà de ses engagements politiques et partisans, l'exemple d'un vie courageuse sacrifiée au service de l'Honneur et de l'Espérance. Et même si l'Afrique du Sud reste toujours confrontée à de graves problèmes d'inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires, celui qu'on appelle respectueusement et affectueusement Madiba reste et restera le Père de la "Nation Arc en Ciel"

Pendant ses années de souffrance et de prison, un poème accompagna Nelson Mandela dans sa résistance et sa résilience. Ce poème appelé plus tard 'Invictus" fut écrit par William Ernest Henley en 1875 sur son lit d'hôpital après une amputation de la jambe.



INVICTUS

    Out of the night that covers me,                                 Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Black as the pit from pole to pole,                             Noires comme un puits où l’on se noie,
I thank whatever gods may be                                   Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
For my unconquerable soul.                                   Pour mon âme invincible et fière,


In the fell clutch of circumstance                                 Dans de cruelles circonstances, 
I have not winced nor cried aloud.                             Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Under the bludgeonings of chance                            Meurtri par cette existence,
My head is bloody, but unbowed.                              Je suis debout bien que blessé,

Beyond this place of wrath and tears                        En ce lieu de colère et de pleurs,
Looms but the Horror of the shade,                           Se profile l’ombre de la mort,
And yet the menace of the years                               Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Finds and shall find me unafraid.                               Mais je suis et je resterai sans peur,

It matters not how strait the gate,                               Aussi étroit soit le chemin,
How charged with punishments the scroll,                Nombreux les châtiments infâmes,
I am the master of my fate:                                         Je suis le maître de mon destin,
I am the captain of my soul.                                        Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley en 1875 

lundi 15 juillet 2013

Bravo !

De la querelle des  Anciens et des Modernes...

Sur le point de partir pour une expédition dans la forêt guyanaise, je jette un œil rapide sur les événements de notre monde par la fenêtre lumineuse de mon ordinateur.... J'y trouve comme d'habitude au milieu des mensonges des états, des rires, des idées, des larmes, de l'inquiétude de la beauté de l'espérance ou de la laideur...
Ce matin un "coup de gueule" retiens mon attention et je l'emporte sur les fleuves de Guyane comme une promesse d'un avenir meilleur. 

Depuis longtemps la querelle des Anciens et des modernes préside comme une réalité naturelle de la conscience humaine au centre de l'évolution des mentalités et des sociétés, et on oppose l'âge d'or à l'âge du progrès, les morts aux vivants, les classiques aux contemporains, et les jeunes aux vieux...

Depuis plusieurs années, les gouvernements qui dans leur alternance affichent une continuité dans leur incompétence destructrice tentent de diminuer les dégâts occasionnés par leur politique en manipulant les mentalités, l'histoire, et notre culture jusque dans ses usages sémantiques...

Heureusement ici et là des esprits libres se révoltent en conscience et protestent contre la mort organisée de l'esprit et de la civilisation. Cette résistance aujourd'hui prend forme, s'organise à partir des réseaux même que le système a mis en place et internet en est un bel exemple.

Il n'y a plus aujourd'hui de querelle entre les anciens et les modernes, il y a juste le choix entre la liberté ou l'esclavage de la pensée. Merci à Morgane de nous donner ce témoignage et cette protestation exemplaire qui nous apporte ce qui nous manque le plus aujourd'hui : la tolérance et l'espérance.


Article paru dans Boulevard Voltaire le 13 juillet 2013     le lien ici : Boulevard Voltaire

Brétigny : les « jeunes » vous emmerdent

Morgane Menguy, aide à la personne

barbares



"Il y en a juste ras le bol. On nous a laissé les cendres d’une civilisation jadis rayonnante. On ne nous a offert comme héritage que la décadence post-soixante-huitarde, une génération qui apprend aux ados à enfiler des capotes sur des godemichets devant toute leur classe, et aux petits qu’en fait, ils ne sont ni des garçons ni des filles. Une société pourrie jusqu’à la moelle à coup de morale bien pire que la morale catho tant critiquée, d’enseignement de l’auto-flagellation et de l’ethno-masochisme. Une société dénuée de toute valeur dans laquelle nous, les « jeunes », devons pour la plupart apprendre seuls à devenir des êtres civilisés, à trouver notre place dans ce foutoir insensé et babylonien dont les piliers sont attaqués chaque jour un peu plus à grands coups de massues bien pensantes, capitalistes et libertariennes.



On se bat, nous les « jeunes », chaque jour, pour ne pas crever. On se bat avec les névroses résultant d’années de mœurs travesties et dépravées, on se bat pour nos parents qui ont, pour beaucoup, baissé les bras, et pour les suivants qui devront serrer les poings et monter sur les barricades. On se bat pour nous-mêmes. On se bat pour vivre.

Alors, quand, pour la énième fois, je lis « des jeunes ont pillé des cadavres et caillassé les véhicules des hommes venus porter secours aux victimes du déraillement de Brétigny », j’ai envie de sortir les armes. Quels jeunes ? De quels jeunes est-ce que vous parlez ?

Les jeunes vous emmerdent. Les jeunes, aussi névrosés puissent-ils être, ne dépouillent pas les cadavres encore ensanglantés de victimes en piétinant ceux qui sont en train d’agoniser. Les jeunes ne caillassent pas de voitures de pompiers, du SAMU. Les jeunes ne volent pas les moyens de communication des sauveteurs sur le lieu d’un accident dramatique et meurtrier.

Ceux qui font ça ne sont rien d’autre que des charognards sortis de leurs cités. 

Osez prononcer les mots. Ayez un peu de courage ! Arrêtez de mettre sur le dos de vos « jeunes » la responsabilité de ce qui n’est que la conséquence de trente années de votre médiocrité. On vous promet qu’on essaiera de vous en être reconnaissants."

dimanche 14 juillet 2013

"Pratiquer l'Honneur contre les honneurs"

"La soif de paraître est une passion terrible qui détruit l'humanité dans l'homme. (...)
Si je dois rendre grâce d'une seule chose à la vie rude qui fut la mienne, c'est de m'avoir appris à considérer les hommes, quels qu'ils soient, sur le même plan. Sous l'écorce de l'apparence, on trouve un rien, une poussière, un grain de sable qui concentre tout l'humain."                      
Hélie de Saint Marc,  "Les sentinelles du soir"

Commandant Hélie Denoix de Saint Marc

Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc est né le 11 février 1922 à Bordeaux. Le courage de cet homme et son sens de l'Honneur vont le conduire au coeur des déchirures de l'Histoire humaine arpentant les sommets de la gloire avant d'être voué aux gémonies d'une société lâche et ingrate qui oublie le sacrifice de toute sa vie... au crépuscule de sa vie exemplaire, Hélie de Saint marc nous le témoignage d'une vie mise au service de l'Honneur et un message de courage et d'espérance pour notre avenir que ses actes vertueux ont contribué à protéger.

BIOGRAPHIE

A 19 ans il entre en Résistance en février 1941, arrêté il est déporté au camp de Buchenwald et en réchappe miraculeusement. Après la guerre il entre à Saint Cyr et pars jeune officier en Indochine sur le poste de Talung. Cette guerre va laisser dans le coeur d'Hélie de Saint Marc une "blessure jaune" liée à l'abandon meurtrier des partisans indochinois par le Haut-commandement français. Il retournera une deuxième fois en Indochine au sein du 2° Batalllon Etranger Parachutiste.

Hélie de Saint Marc, en Algérie est au 1er Régiment Etranger Parachutiste, qu'il commande au moment du putsch d'Alger dirigé par le général Challe en avril 1961. Hélie de Saint Marc rejoint alors la rébellion, décidé à ne pas abandonné les harkis d'Algérie dans les mains des égorgeurs du FLN. Il sera condamné à 10 ans de réclusion criminelle par le Haut Tribunal Militaire en juin 1961.

Après sa libération, il s'installe à Lyon où il recouvre ses droits civils et militaires en 1978.

En 1989, Hélie de saint Marc témoin de notre temps, sort de l'ombre et nous livre ses réflexions et pensées à travers des biographies, des entretiens et des livres...

À 89 ans, il est fait grand-croix de la Légion d'honneur, le 28 novembre 2011, par le Président de la République, Nicolas Sarkozy
Il vit aujourd'hui retiré dans sa maison de la Drôme...

DÉCORATIONS


- Grand-croix de la Légion d'honneur, en date du 25 novembre 2011.

- Croix de guerre 1939-1945 avec 1 citation

- Croix de guerre des TOE avec 8 citations

- Croix de la valeur militaire avec 4 citations

- Médaille de la résistance
- Croix du combattant volontaire de la Résistance
- Croix du combattant
- Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »
- Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
- Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance
- Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
- Médaille commémorative des opérations du Moyen-Orient (1956)
- Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du - - Nord (1958) avec agrafes « Algérie » et « Tunisie »
- Insigne des blessés militaires
- Officier dans l'ordre du mérite civil Taï Sip Hoc Chau

OUVRAGES

- Les Champs de braises. Mémoires avec Laurent Beccaria, édition Perrin, 1995, (ISBN 2262011184) , Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot en 1995, Prix Femina Essai en 1996.
- Les Sentinelles du soir, édition Les Arènes, 1999, (ISBN 2912485029)
- Indochine, notre guerre orpheline, édition Les Arènes, 2000, (ISBN 2912485207)
- Notre histoire (1922-1945) avec August von Kageneck, conversations recueillies par Étienne de Montety, édition Les Arènes, 2002, (ISBN 2912485347)
- Die Wächter des Abends, Edition Atlantis, 2000, (ISBN 3932711513)6
- Asche und Glut. Erinnerungen. Résistance und KZ Buchenwald. Fallschirmjäger der Fremdenlegion. Indochina- und Algerienkrieg. Putsch gegen de Gaulle, Edition Atlantis, 1998, 2003, (ISBN 3932711505)7
- Toute une vie ou Paroles d'Hélie de Saint Marc écrit en collaboration avec Laurent Beccaria, volume comprenant un CD audio d'émission radiophonique, édition Les Arènes, 2004, (ISBN 2912485770)
- La Guerre d'Algérie 1954-1962, avec Patrick Buisson, préface de Michel Déon (avec DVD), Albin Michel, 2009 (ISBN 222618175X)
- L’Aventure et l’Espérance, édition Les Arènes, 2010, (ISBN 9782352040910)


SITE OFFICIEL  Le lien ici : Hélie de Saint Marc

CITATIONS         Le lien ici : Hélie de Saint marc

________________________________________________________________________

« QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS »

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
 et vouloir l’asséner comme une certitude,
 mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.

La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse. 

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela

«L’Honneur de Vivre»
Hélie de Saint Marc
Commandant Hélie Denoix de Saint Marc
________________________________________________________________________

LE COURAGE DE LA VÉRITÉ : Entretien avec Hélie de Saint Marc


« Un œil qui s’amuse tandis que l’autre pleure… ». Pourquoi cette terrible expression de votre biographe ?

Toute ma vie, j’ai traversé les drames de mon pays comme témoin et surtout comme acteur : la résistance, la déportation, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie et la prison… Alors parfois, il m’arrive de verser quelques larmes, non pas sur moi, mais sur ceux qui m’ont accompagné et qui ont été trompés : la parole qu’ils ont reçue n’était pas une parole de vérité et ils sont morts pour des mensonges.

« Je cherchais à compenser mes faiblesses par un intense désir de vivre… ». Pourquoi avoir écrit cela ?

Comme beaucoup de jeunes, j’étais tiraillé entre un idéal à accomplir (l’absolu, l’action, les voyages, le commandement, la responsabilité) et l’éblouissement face à la beauté du monde qui conduit à la poésie, au rêve. J’étais tiraillé entre le rêve et l’action. Beaucoup de jeunes, je crois, connaissent, au cours de leur adolescence, ce tiraillement. Faire une synthèse n’est pas aisé, mais il faut essayer.

« L’homme se mesure à ses rêves intérieurs… »

Oui ! On rêve sa vie, on vit sa vie, on pense sa vie, quelquefois on la revit, et à nouveau on la pense et on la rêve. L’action nécessaire est encadrée : nous agissons relativement à ce que nous sommes et en fonction de notre famille, de nos proches, de notre entreprise, de notre pays, de notre idéal. Cette action est nourrie par le rêve et la pensée. Peut-être se termine-t-elle aussi par le rêve et la pensée… Ma vie a été compliquée et lourde à porter, mais j’ai eu la richesse de pouvoir l’encadrer, au début par mes rêves de jeunesse, à la fin par les essais de réflexions et de pensée. Tout homme, me semble-t-il, même le plus médiocre, vit cet encadrement de la pensée au matin de sa vie par le rêve, et au soir de sa vie par la raison.

Qu’est-ce qu’une existence « simplement honorable » comme vous le dites ?

C’est essayer de rester debout, tout au long de sa vie, face aux réussites, à ses souffrances, à sa déception, à la trahison, à ses doutes.

Mais alors, qu’est-ce qu’être un homme ?

C’est de savoir rester fidèle à ses amis, à ses convictions. C’est aussi de ne pas avoir honte de soi-même, de pouvoir se regarder dans la glace et de pratiquer l’honneur contre les « honneurs ».

Que vous ont appris la résistance et la déportation ?

J’ai essayé d’apprendre et de respecter quelques réactions éthiques élémentaires : éviter la délation, la trahison, l’avilissement, en sachant qu’un homme réduit au plus mince de lui-même peut l’emporter sur les forces du mal. J’ai appris que vivre ne veut pas dire exister à n’importe quel prix, j’ai appris, peut-être, le sens d’une vie : protéger ce filet d’esprit qui nous est donné en naissant et dont nous devons rendre compte à l’heure de notre mort.

« La guerre m’a enseigné l’éblouissement de la vie », avez-vous encore écrit…

Faire la guerre c’est vivre quotidiennement avec la mort et dès lors ressentir, face à la beauté incarnée par la vie, un éblouissement incroyable dû à cette proximité de la mort. Les médecins doivent éprouver le même sentiment. Malheureusement, le soldat est parfois contraint de donner la mort : tuer pour ne pas être tué. Au contact de la mort, je crois, la vie — et sa plus noble incarnation dans la beauté — prennent une force extraordinaire. Tout homme qui fait la guerre est amoureux : menant une existence où la cruauté et la mort sont prépondérantes, il est attiré par l’inverse, appelé par la beauté, par la tendresse, par ce qui prodigue la vie alors que lui risque d’être amené à donner la mort.

« Le verbe a sa part dans l’appel au courage ». Qu’avez-vous voulu dire ainsi ?

Celui qui commande agit. C’est par la force de son exemple que ses hommes le suivent. Mais il doit aussi expliquer les raisons du combat et c’est là où la parole joue un rôle important dans l’éthique et la vie d’un soldat. Vigny disait : « La parole est un simple mot pour l’homme politique, elle est un fait terrible pour l’homme d’armes ». L’homme politique est amené à parler avec légèreté, quelquefois avec perfidie ; l’homme de guerre s’exprime avec le sang de ses hommes et son propre sang sur la terre. Ces propos de Vigny résument admirablement le drame de l’armée française et de la France durant la seconde partie du XXe siècle.

« La liberté se dissout parfois dans l’agitation… ». Un redoutable jugement pour la société d’aujourd’hui…

Les plus jeunes vivent dans une espèce de précipitation terrible… Qu’ils prennent le temps de réfléchir en allant dans un monastère, une pagode, en marchant vers Saint Jacques de Compostelle ou, simplement, en se retirant dans une chambre avec rien aux murs… Qu’ils réfléchissent sur le sens de la vie ! Les questions importantes sont des questions simples : d’où vient-on, où va-t-on, que fait-on, à quoi cela sert-il ? Mais, en général, ces questions qui sont très simples restent sans réponse.

Qu’est-ce que faire tenir debout son être intérieur ?

Si je n’avais pas peur d’employer de grands mots, je parlerais d’honneur : pouvoir se regarder dans une glace, ne pas avoir honte de soi-même. Pratiquer cette exigence, cette rectitude vis-à-vis de soi-même et de l’aventure humaine s’appelle l’honneur de vivre.

« Le courage contient toutes les autres vertus » avez-vous encore écrit…

Oui, le courage est nécessaire à l’exercice de toutes les autres vertus. Il faut être courageux pour avoir la foi, pour être charitable, pour avoir l’intelligence du cœur et pour dire la vérité.

Comment voyez-vous le monde d’aujourd’hui ?

C’est un monde du mensonge, du parler faux, de la promesse non tenue et la jeunesse, me semble-t-il, a soif d’autre chose : elle est avide du parler vrai et de la vérité même si celle-ci est difficile à accepter, à comprendre et à vivre. Je crois que la vérité gagne toujours.

Alors, le « Parler vrai », un impossible défi ?

Parler vrai, c’est d’abord penser vrai, mais cela ne veut pas dire dévoiler toute sa pensée. Toute vérité n’est peut-être pas bonne à dire. En revanche, tout ce que l’on dit doit être vrai.

Durant une partie de ma carrière, j’ai été chargé des rapports avec la presse, fonction d’autant plus délicate qu’elle se situait pendant la guerre d’Algérie : pourtant, j’ai toujours essayé de dire la vérité, pas toujours toute la vérité car certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire et doivent être exprimées au bon moment. Je reviens sur mon passé d’homme de guerre : c’est très important de dire à un soldat, d’une part, les raisons de son combat, d’autre part, la nécessité de mettre en accord ses actes avec sa parole. Un jour, un journaliste m’a dit que j’aimais la guerre et je lui ai répondu que je n’aimais pas la guerre : la guerre est une tragédie, il n’existe pas de guerre propre, de guerre fraîche et joyeuse, la guerre est un mal, un mal terrible avec ses souffrances, ses morts. Parfois, la guerre est un mal nécessaire : il faut prendre les fusils pour faire taire les fusils. Mais la guerre reste un mal. La guerre est un grand moment de vérité parce que les hommes, au front, ne soignent pas leur look, leur paraître, ils ne font pas du cinéma, ils combattent et risquent leur vie : c’est alors la vérité profonde de l’être qui s’exprime avec quelquefois sa lâcheté, sa cruauté mais aussi sa générosité et son courage. Cette vérité de l’homme à la guerre se retrouve à travers les épreuves, dans l’action politique et économique et c’est vers cette vérité que tout homme plongé dans l’action doit tendre.

L’image domine le monde, chacun soigne son « look », fait son petit cinéma et, finalement, la vérité de chacun disparaît, le paraître l’emporte sur l’être, sur la réalité, sur la vérité et sur l’expression de cette vérité. Les victoires de la publicité et le déroulement de la préparation aux élections en sont une brillante illustration. Cette tragique dérive est vraisemblablement due à la vitesse de la vie, à la surmédiatisation de toute chose, c’est un très grand danger.

Que diriez-vous à un responsable, à un chef d’entreprise ?

Un mot très simple : dire la vérité. Le mensonge et le machiavélisme, même en politique, ne gagne jamais. Dans ma jeunesse, je croyais que les hommes, les femmes, les hommes politiques disaient la vérité. Mais, le jour où j’ai été arrêté par les Allemands, trahi, traîné dans des cellules, interrogé puis enfermé en camp de concentration, je me suis aperçu que la trahison est une des composantes la mieux lotie au monde. Si j’ai un seul mot à laisser derrière moi, c’est de dire : « Ne trahissez jamais ! ». Le mensonge est une forme de trahison.

Quelle est votre espérance pour le monde qui vient ?

En vieillissant, il faut résister au pessimisme et garder au fond de soi un inaltérable optimisme malgré l’affaiblissement physique, les difficultés croissantes à penser, à vivre, à nous exprimer de façon audible. La joie de l’âme est dans l’action. Quelqu’un a dit : « Pour hier, il est trop tard, il est toujours trop tard, mais demain reste à faire et ton avenir, ami, se trouve au bout de la journée de demain ». Cela s’appelle l’espérance ! Les motifs de pessimisme sont nombreux, mais les motifs de croire à l’avenir existent : il faut être habité par l’espérance et cultiver, pratiquer cette espérance dans la lucidité.

Que diriez-vous aussi aux jeunes d’aujourd’hui ?

Je leur dirais que nous vivons une période difficile où, d’une part, de grands problèmes de la vie sont posés (le don de la vie, la manipulation de la vie, l’arrêt de la vie), où, d’autre part, l’individualisme forcené, l’égoïsme peut-être, le matérialisme, le profit à tout prix l’emportent sur les forces de l’esprit.

Je leur dirais que notre époque est complexe parce qu’elle met en avant les droits par rapport aux devoirs et parce que la responsabilité, qui est au centre du destin humain, tend à être occultée.

Je leur dirais que la vie est une aventure formidable, qu’il faut y croire, mais qu’elle est aussi un combat et qu’il leur faudra rouler leur propre rocher jusqu’à la dernière heure.

Je leur dirais que rien n’est donné, que rien n’est gratuit, que tout se conquiert et se mérite et que, si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je leur dirais qu’au-delà de ce qui peut apparaître comme l’absurdité du monde, il faut deviner cette secrète générosité, cette noblesse, cette mystérieuse et miraculeuse beauté de l’existence.

Je leur dirais qu’il faut découvrir les étoiles qui nous conduisent quand nous sommes plongés au plus profond de la nuit ; qu’il faut découvrir le tremblement sacré des choses invisibles.

Je leur dirais que tout homme, toute femme, a sa propre noblesse, sa propre dignité et qu’il est important de respecter cela.

Je leur dirais qu’il faut croire à l’avenir de son propre pays.

Je leur dirais que, de toutes les vertus, celle qui me paraît la plus forte c’est le courage qui consiste à rester fidèle à son rêve de jeunesse.

Je leur dirais que pratiquer ce courage, c’est peut-être cela l’honneur de vivre.
  

Propos recueillis par Charles-Éric Hauguel
- 26 septembre 2006 -


14 juillet: changement de maître !

Le mensonge fondateur de la République

Prise de la Bastille - représentation dans un manuel scolaire de 1968
Lors des cérémonies du bicentenaire de la révolution française, Jack Lang, alors ministre de la culture clamait en 1989 : « un peuple est sorti des ténèbres pour entrer dans la lumière. ».

Le style emphatique et l'esprit manichéen essayent ici de légitimer une histoire falsifiée et un mythe républicain construit sur des mensonges et des massacres.
Certes, les guerres du XVIII° avaient saigné le peuple soumis à une monarchie faible, héritière décadente réfugiée dans ses palais dorée et une page devait certainement être tournée...
Mais comme plus tard en mai 1968, la "Révolution" du peuple fut détournée et récupérée par les bourgeois cupides et stupides qui inventèrent par la suite son compte rendu historique pour mieux légitimer leur pouvoir obtenu dans la violence.

Pierre Corvez, un ancien champion de Gouren (lutte bretonne) de Scrignac (Finistère) me disait il y a quelques années avec son bon sens de paysan breton: "les français, ils n'ont rien compris : ils ont décapité le roi mais ils ont gardé le trône"

Ainsi en est-il de cette prise de la Bastille qui pétarada beaucoup moins que les fêtes la commémorant plus tard :
Pendant l'été 1789, la famine menace le peuple car les récoltes passées ont été catastrophiques. le pouvoir monarchique sent le vent tourner mais ne sait s'adapter sans abandonner son autorité.
La Bastille, ce 14 juillet  n'est qu'une prison vide où il n'y a que 7 gredins (4 faussaires, 1 libertin et 2 fous), condamnés de droit commun et qui ne valent pas la peine qu'un combat soit mené contre les quelques agitateurs enivrés venus chercher des armes. Le gouverneur De Launay dans une volonté d'apaisement fait ouvrir les portes de la Bastille avant d'être lâchement assassiné avec ses officiers par les émeutiers enragés. Pour limiter l'incident dont il ne mesure pas la portée symbolique, le roi Louis XVI fait retirer les régiments qui stationnent dans la capitale la laissant aux mains des émeutiers.

L'historiographie républicaine allait rapidement faire de ce fait divers un symbole mythique et fondateur de la France moderne, mais surtout de nombreux totalitarismes à venir. 
Car les quelques milliers d'agitateurs profitant de l'incurie du pouvoir allaient entraîner la France dans une période sanglante qui verra une Terreur industrialisée instaurer des crimes de masse et des génocides responsables de la mort de 700 000 français (dont plus de 350 000 civils vendéens) sans compter les 400 000 tués des guerres menées aux frontières, saignée monstrueuse pour un pays de 28 millions d'habitants seulement.

Voilà le vrai bilan de la Révolution qui dérape dans la violence ce 14 juillet 1789 et la réalité d'une république qui a fondé son histoire sur des charniers d'innocents et des lois liberticides (Loi du Maximum, Loi des Suspects, Loi sur les prêtres réfractaires ou les personnes émigrées) Pas vraiment de quoi en faire une fête... 

Il est temps que nous retrouvions par le dévoilement de la vérité la vraie et seule liberté fondamentale : celle de l'esprit. Car les mensonges de l'histoire voilent notre mémoire et asservissent notre conscience depuis plus de 200 ans au prêt à penser des nouveaux tyrans....


Docteur Merlin - "La Bastille"

jeudi 11 juillet 2013

Les âmes qui brûlent

"Seule l’âme compte et doit dominer tout le reste."       Léon Degrelle

Aujourd'hui, engoncés dans les fauteuils profonds de la bien pensance, les Hommes se rassurent à simplifier leur vie à une consommation frénétique dans un monde bipolaire et manichéen. Assis sur leurs sacs de grains pourris les sédentaires se sont recroquevillés dans un égocentrisme superficiel où les Êtres humains ne sont plus que des atomes individualisés...

Dans notre monde moderne et laxiste, la transigeance et l'intolérance ont supplanté la tolérance et l'intransigeance qui ouvraient à l'Homme le chemin de l’excellence des pensées et des actes.

La morale superficielle supplante les valeurs montrées par l'exemple et l'engagement, nous sommes dans l'âge sombre de la tyrannie de la pensée unique qui commande, condamne, et asservit la pensée de l'Homme..."Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" !

Je hais les étiquettes et les jugements du "prêt a penser"

La guerre, cette constante humaine, dans ses combats intérieurs ou extérieurs, par ses vents violents débarrasse l'Homme de ses oripeaux superficiels et met son âme à nue, face à la réalité complexe de la vie et à l'obligation d'y prendre des engagements rapides, imparfaits et risqués... 

Le combat devient alors cette "expérience intérieure" vécue et partagée par Ernst Jünger ou Saint-Exupéry alors qu'ils se font face sur cette "Terre des hommes"....

Un homme, Léon Degrelle a été lui aussi pris dans le maelstrom de l'Histoire, pendant cette période terrible, difficile et complexe de l'Europe en guerre, et il va, dans un choix cornélien assumé , s'engager sur le Front de l'Est pour "lutter contre le bolchevisme". Sans avoir jamais sombré dans la folie meurtrière, son âme va sortir de la guerre comme un cristal d'une forge... 

Plus tard, au crépuscule de sa vie, tout en restant mystiquement fidèle à son engagement politique de jeunesse, le commandeur de la division SS Wallonie nous laisse un testament spirituel émouvant et qui bouscule la vision manichéenne imposée par la manipulation de l'Histoire...

Dans le pays des "droits de l'homme" et de la "liberté d'expression" ce livre, à chaque édition est condamné à la destruction par les Torquemada de la pensée unique, c'est le "musellement des vaincus". Et pourtant s'il y a bien un livre de Léon Degrelle qui n'est pas politique, c'est bien celui là, "Les âmes qui brûlent", et quand bien même le serait-il... nous ne sommes plus en dictature à ce qu'il paraît...


"Les âmes qui brûlent" (extrait)

Léon Degrelle 1906-1994
Chapitre 2:  L'agonie du siècle

"Aimer ? Pourquoi ? Pourquoi aimer ?
L’être humain s’est barricadé derrière son égoïsme et son plaisir. La vertu a délaissé son chant naturel. On se gausse de ses vieux rites. Les âmes étouffent. Ou même elles ont été liquidées, derrière les décors des habitudes et des conventions.
Le bonheur est devenu, pour l’homme et pour la femme, un monceau de fruits qu’ils croquent à la hâte ou dans lesquels ils plantent des dents rapides sans plus, pour les rejeter pèle-mêle –corps abîmés, âmes abîmées – une fois épuisée la frénésie passagère, en quête déjà d’autres fruits plus excitants ou plus pervers.
L’air est chargé de tous les reniements moraux et spirituels. Les poumons aspirent en vain à une bouffée d’air pur, à la fraîcheur d’un embrun jeté au ras des sables.
Les jardins intérieurs des hommes ont perdu leurs couleurs et leurs chants d’oiseaux. L’amour, lui-même, ne se donne plus. Et d’ailleurs, qu’est-ce que l’amour, le plus beau mot du monde, ravalé au rang de passe-temps physique, instinctif et interchangeable ?...
Le seul bonheur pourtant résidait dans le don, le seul bonheur qui consolait, qui enivrait comme le parfum plénier des fruits et des feuillages de l’automne.
Le bonheur n’existe que dans le don, le don complet ; son désintéressement lui confie des saveurs d’éternité ; il revient aux lèvres de l’âme avec une suavité immatérielle.
Donner ! Avoir vu des yeux qui brillent d’avoir été compris, atteints, comblés !
Donner ! Sentir les grandes nappes heureuses qui flottent comme des eaux dansantes sur un cœur soudain pavoisé de soleil !
Donner ! Avoir atteint les fibres secrètes que tissent les mystères de la sensibilité !
Donner ! Avoir le geste qui soulage, qui enlève à la main son poids charnel, qui épuise le besoin d’être aimé !
Alors le cœur devient léger comme le pollen. Son plaisir s’élève comme le chant du rossignol, voix brûlante qui nourrit les ombres. Nous ruisselons de joie. Nous avons vidé cette puissance de bonheur que nous n’avions pas reçue pour nous, qui nous encombrait, que nous devions déverser, comme la terre ne peut contenir sans fin la vie des sources et les laisse éclater sous les crocus et les jonquilles, ou dans les failles des rochers verts.
Mais aujourd’hui dans mille failles desséchées les sources spirituelles ont cessé de jaillir. La terre ne déverse plus ce don qui la gonflait. Elle retient son bonheur. Elle l’étouffe.  

L’agonie de notre temps gît là.
Le siècle ne s’effondre pas faute de soutien matériel. Jamais l’univers ne fut si riche, comblé de tant de confort, aidé par une industrialisation à ce point productrice.
Jamais il n’y eut tant de ressources ni de biens offerts.
C’est le cœur de l’homme, et lui seul, qui est en état de faillite.
C’est faute d’aimer, c’est faute de croire et de se donner, que le monde s’accable lui-même des coups qui l’assassinent.
Le siècle a voulu n’être plus que le siècle des appétits. Son orgueil l’a perdu. Il a cru aux machines, aux stocks, aux lingots, sur lesquels il régnerait en maître. Il a cru, tout autant, à la victoire des passions charnelles projetées au-delà de toutes les limites, à la libération des formes les plus diverses des jouissances, sans cesse multipliées, toujours plus avilies et plus avilissantes, dotées d’une  « technique » qui n’est, en somme, généralement, qu’une accumulation, sans grande imagination, d’assez pauvres vices, d’êtres vidés.  (...)


La maladie du siècle n’est pas dans le corps. 
Le corps est malade parce que l’âme est malade.
C’est elle qu’il fallait, qu’il faudra coûte que coûte guérir et revivifier.
La vraie, la grande révolution à faire est là.
Révolution spirituelle.
Ou faillite du siècle.
Le salut du monde est dans la volonté des âmes qui croient."

______________________________________________________

Le livre en version PDF      le lien ici"Les âmes qui brûlent"

Léon Degrelle sur le front de l'Est

Réinformation

La Voix de la Russie

Journal hebdomadaire du 8 juillet 2013

Lien pour regarder le journal hebdomadaire du 8 juillet juin 2013 : Voix de la Russie du 8 juillet 2013

Vous pouvez voir le sommaire du journal ainsi que d'autres médias de réinformation sur la page "Réinformation"

lundi 8 juillet 2013

8 juillet, la liberté n'a pas de prix

1621, naissance de Jean de La Fontaine


"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage." (Le Lion et le Rat, II, 11)


La Fontaine - Hyacinthe Rigaud -1690
Jean de La Fontaine est né à Château Thierry ce 8 juillet 1621, il meurt à Paris le 13 avril 1695, nous laissant de nombreuses œuvres littéraires :  des poèmes, des odes des contes, des romans, mais surtout des fables qui vont lui offrir l'universalité et l'éternité...

Car ce fabuleux fabuliste collecteur de contes et d'histoires anciennes est avant tout un observateur attentif de la société et de l'âme humaine qu'il dépeint, décrit et critique à force d'allégories et de fables surtout animalières, dont beaucoup de vers s'immortalisent au cours des siècles suivants dans des métamorphoses proverbiales 

Dans les écoles de la décadence, les fables sont en train de disparaître petit à petit sous les coups de la tyrannie de la pensée unique qui n'aime pas que l'homme entretienne ses liens éthiques avec un passé qui rappelle que le sens critique est la base de la liberté de pensée et d'action...

Et pourtant ces fables de Monsieur Jean de La Fontaine n'accuse aucune ride... Au contraire certaines semblent plus que jamais d'actualité en cette période de dictature, de propagande et de soumission

Il est temps que nous les relisions attentivement à l'aune de notre société moderne pour alimenter  au fond de nos coeurs la flamme des Hommes libres...


Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

dimanche 7 juillet 2013

Quand les boucliers chantent...

Hang drum

Les musiques traditionnelles déjà traversaient les espaces, les cultures, les continents et les guerres, fusionnant les hommes différents dans une universalité rythmique et intuitive. Rythme de l'océan, rythme du coeur, ou des chevaux...
Mais les rythmes peuvent aussi traverser les temps de l'homme connus et inconnus, vécus ou rêvés, apportant à nos sens et à nos âmes le secret de l'harmonie sans en dévoiler les mystères... 
Depuis 10 ans, nous vient de Suisse un instrument de musique acoustique inventé par Felix Rohner et Sabina Schärer à Berne en 2000. C'est un objet étrange, fusion d'un bouclier hoplite et d'une soucoupe volante extraterrestre, mais dont le son et les rythmes joués semblent répondre à l'appel de nos plus profondes racines culturelles et émotionnelles...

Des artistes se lancent à travers l'Europe, souvent dans des spectacles de rue offerts au monde car cet instrument semblant venir de partout et de nulle part à la fois, est aussi et surtout un état d'esprit d'hommes libres ancrés dans leurs racines et tournés vers le futur...

Daniel Waples - Solo hang played in a tunnel