EPHEMERIDE

Dans cette page sont reproduits partiellement ou en totalité, un ordre anté-chronologique, les articles correspondant au éphémérides publiés dans les différents blogs Alawata (Tradition, Guyane et Cayenne)
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14 juillet 1789

Le mensonge fondateur de la République

Prise de la Bastille - représentation dans un manuel scolaire de 1968
Lors des cérémonies du bicentenaire de la révolution française, Jack Lang, alors ministre de la culture clamait en 1989 : « un peuple est sorti des ténèbres pour entrer dans la lumière. ».

Le style emphatique et l'esprit manichéen essayent ici de légitimer une histoire falsifiée et un mythe républicain construit sur des mensonges et des massacres.
Certes, les guerres du XVIII° avaient saigner le peuple soumis à une monarchie faible, héritière  décadente réfugiée dans ses palais dorée et une page devait certainement être tournée...
Mais comme plus tard en mai 1968, la "Révolution" du peuple fut détournée et récupérée par les bourgeois cupides et stupides qui inventèrent par la suite son compte rendu historique pour mieux légitimer leur pouvoir obtenu dans la violence.

Pierre Corvez, un ancien champion de Gouren (lutte bretonne) de Scrignac (Finistère) me disait il y a quelques années avec son bon sens de paysan breton: "les français, ils n'ont rien compris : ils ont décapité le roi mais ils ont gardé le trône"

Ainsi en est-il de cette prise de la Bastille qui pétarada beaucoup moins que les fêtes la commémorant plus tard :

Lire la suite de l'article : 14 juillet, changement de maître !

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6 juillet 1962

La mort plutôt que le déshonneur...
Assassinat du Lieutenant Roger Degueldre

Lieutenant Roger Degueldre 1925-1962
Le 5 juillet 1962, alors que la guerre est terminée le massacre de 95 européens à Oran marque d'une pierre ensanglantée la curée d'un FLN qui assassinera plus de trois mille personnes, dans l'indifférence générale d'un pouvoir complice qui muselle son armée pourtant encore présente en Algérie...

Le lendemain, quelques heures à peine après ce massacre d'innocents, alors que les vacanciers dansent sur les plages de France, le pouvoir gaulliste continue de liquider l'affaire algérienne dans le sang de ses héros....

Aujourd'hui, si la guerre d'Algérie rentre peu à peu dans l'histoire, les plaies ont du mal à se fermer car les manipulateurs de l'Histoire aiment à y répandre le sel de la haine et du mensonge.

Le lieutenant de légion Degueldre a toujours mis son idéal au bout de son fusil, depuis le jour où à 17 ans, il rejoint le maquis du "Commandant Marc" (FTP de la région Nord) pour lutter contre l'occupant nazi. 
Désormais il ne trahira jamais cet engagement pour la France, et son sens de l'Honneur resté intact allait l’amener à "faire ce que doit" pendant la guerre d'Algérie, reprenant ainsi la formule du Général De Gaulle qui allait pourtant devenir son assassin ce 6 juillet, quand, en 1940 il déclarait : "Obéir c'est trahir, désobéir, c'est servir !"

"On ne peut demander à un soldat de se parjurer !"

Lieutenant Roger Degueldre
Né le 19 mai 1925 à Louvroil (Nord) dans une famille ouvrière, d'un père cheminot et d'une mère au foyer, il fuit, avec sa famille, l'occupation allemande en 1940 pour se réfugier dans le sud de la France. En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc ». Il s'engage dans la 10e Division d'infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en janvier 1945. A la "libération", il s'engage au sein de la Légion étrangère. Il prend du galon par ses mérites en Indochine française (il est décoré de la Médaille militaire pour acte de courage pour avoir porté secours au capitaine de Blignières et au sous-lieutenant Boutot sous le feu de l'ennemi) puis en Algérie (pendant la semaine des barricades à Alger en janvier 1960, il est présent avec son régiment, toujours fidèle au gouvernement français).

Engagé dans la défense de l'Algérie française, il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960 contre le général De Gaulle peu après sa visite à Alger. Il est alors muté au 4e Régiment étranger de parachutistes. Niant les faits, convaincu de la nécessité de la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le 11 décembre 1960.

Il crée alors et dirige les Commandos Delta, troupes de choc de l'Organisation armée secrète (OAS).

Le 7 avril 1962, il est arrêté et traduit en justice. Condamné à mort le 28 juin 1962 par la Cour de sûreté de l'État, Roger Degueldre est fusillé au fort d'Ivry-sur-Seine le 6 juillet 1962. Une balle seulement sur les onze du peloton d'exécution l'atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprend à six fois. Sa condamnation le prive de ses prérogatives en matière de décorations (Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures, Chevalier de la Légion d'honneur)

Lire la suite de l'article : 6 juillet, la mort plutôt que le déshonneur
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2 juillet 1778
Une lumière s'éteint...
Mort de Jean Jacques Rousseau


Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève est mort le 2 juillet 1778 âgé de 66 ans à Ermenonville.

Écrivain, philosophe, musicien et botaniste, Rousseau incarne le "siècle des lumières" et eut une influence intellectuelle reconnue sur la Révolution française.

Adulé par les uns vilipendé par les autres, Rousseau nous laisse un oeuvre importante mais souvent lue à travers le filtre des préjugés que les critiques ont de l'homme ou de sa pensée.

Alain de Benoist, qui depuis plus de trente ans poursuit une analyse approfondie de la pensée en dehors de toute chapelle idéologique, nous offre en 1996 une analyse critique originale et passionnante de l'oeuvre de Rousseau et de son influence dans le monde des idées.

« J’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés.  » Jean Jacques Rousseau

Lire la suite de l'article : 2 juillet, une lumière s'éteint
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1er juillet 1961


Au commencement était l'émotion...
Mort de Louis Ferdinand Céline 1894- 1961


« La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit...»

Depuis quelques années, nous assistons à la misérable croisade des Torquemada de la pensée unique qui tentent vainement de faire disparaître de nos mémoires et de notre patrimoine, celui qui fut l'un des plus grands écrivains du XX° siècle, alors que même la Camarde qui vint le chercher à Meudon ce 1er juillet 1961, ne put souffler cette lumière qui brillera éternellement dans le panthéon culturel de nos coeurs.

Lire la suite de l'article : 1er juillet, au commencement était l'émotion...
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28 juin 1914

Le feu aux poudres :

L'attentat de Sarajevo, 

Illustration de l'attentat de Sarajevo
Le 28 juin 1914, lors d'une visite à Sarajevo, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois, est victime d'un attentat meurtrier perpétré par  "la Main Noire", une société secrète liée au gouvernement du Royaume de Serbie. 
L'Autriche Hongrie accuse la Serbie mais c'est  l'ensemble de l'Europe qui, par le jeu des alliances aux deux pays, s'engage alors dans une escalade de réactions de plus en plus violentes qui aboutissent le 1er août 1914 au déclenchement du conflit le plus meurtrier de l'Histoire. Ce conflit marque le début historique du XX° siècle. 


La "Grande Guerre" ainsi nommée par ses survivants, entraînera les peuples européens pendant 4 ans dans des combats aussi violents que fratricides. Ce chaos sèmera 9 millions de tombes sur les collines ravagées de l'Europe, et mutilera plus de 20 millions d'hommes, auquel il faut rajouter le génocide des arméniens (environ 1 million de morts). 

Et après la guerre, le martyr des populations continuera, avec la guerre qui se prolonge localement jusqu'en 1923, la grippe espagnole (plus de 30 millions de morts), la Révolution bolchevique (plus 10 millions de morts) et ses "purges"(plus 2 millions de morts) etc... avant que la fournaise du Deuxième conflit mondial ne vienne prendre le relais. 

L'Europe signe ainsi par le sang son entrée dans le XX° siècle, et  aujourd'hui il est admis par tous,  que l'ouverture de cette danse macabre est donnée à Sarajevo ce 28 juin 1914. L'attentat contre l'archiduc d'Autriche- Hongrie est cette "étincelle qui met le feu aux poudres" et dont l'incendie meurtrier brûlera sous diverses formes et intensités dans le monde, jusqu'à la chute du mur de Berlin, 85 ans plus tard.

"La guerre n'est pas instituée par l'homme, pas plus que l'instinct sexuel ; elle est loi de nature, c'est pourquoi nous ne pourrons jamais nous soustraire à son empire. Nous ne saurions la nier, sous peine d'être engloutis par elle."

Ernst Jünger, "La guerre comme expérience intérieure"

Lire la suite de l'article : Le feu aux poudres

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26 juin 363

"Le dernier empereur d'Occident"

Assassinat de l'empereur Julien (331-363)...
"le plus grand homme qui peut-être ai jamais été", Voltaire.

Assassinat de l'empereur Julien le Philosophe
L'Histoire, est écrite par les vainqueurs, leur offrant ainsi la tentation humaine d'embellir leurs actions. Mais parfois, la haine dicte aussi leur témoignage qui alors humilie lâchement leur adversaire pourtant déjà à terre, alors le manque de noblesse du vainqueur, le rend indigne des lauriers que le sort de la bataille lui a décerné...

C'est ainsi que l’empereur romain Flavius Claudius Julianus, lâchement assassiné par un soldat romain chrétien. le 26 juin 363.. est communément désigné sous le nom insultant de "Julien l'Apostat" (L’apostasie signifie le renoncement consenti et réfléchi à faire partie d’une organisation religieuse).

Et pourtant, la vie de cet homme exemplaire, mort à 32 ans après seulement 20 mois de règne, force l'admiration et le respect et impose que lui soit rendu à jamais son autre nom de "Julien le Philosophe" donné par ses contemporains et qui révèle la sagesse de ses actes et de ses œuvres. 

Sa mort survenue tragiquement illustre bien la vie exemplaire de cet homme qui consacra sa courte vie à protéger et restaurer la pluralité païenne de l'empire désagrégé. Mais l'empereur Philosophe dut aussi revêtir l'armure et s'engager dans une campagne de résistance contre les Perses, enhardis depuis la mort de Constance II et qui contrôlaient alors les sources du Tigre et les portes de l'Asie mineure.

Après la bataille de Ctésiphon le 29 mai 363, et malgré la superbe victoire tactique des romains obtenue devant les murs de la cité, Julien est contraint, faute de moyens de lever le siège de la ville et de se replier le long du Tigre, harcelé par les troupes deu Roi Shapur.
L'empereur Julien reste au plus fort des combats, dans l'arrière garde l'arrière de son armée qui inflige de lourdes pertes à l'ennemi. Dans le secteur de Samarra, au centre de l'actuel Irak,  alors que l'arrière garde subit de violentes attaques, l'empereur Julien se précipite dans la mêlée au milieu de ses hommes galvanisés. 
Alors que l'ennemi est en déroute, Julien s'écroule vraisemblablement touché par un coup de lance donné par un soldat chrétien trahissant cet homme qui avait refuser de se soumettre à la religion chrétienne pour se tourner vers le Paganisme des traditions européennes...

Ainsi disparaissait le dernier grand Empereur romain et avec lui les rêves du monde antique...

Lire la suite de l'article : Le dernier empereur d'Occident

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26 juin 1963

JFK sur le mur de Berlin..."Ich bin ein Berliner !"
Un Vopo Est-Allemand tente de rejoindre le secteur français en 1961
Le mur de Berlin, symbole de la guerre froide, a été l'horizon de toutes les générations de l'après guerre, et sa chute, le 9 novembre 1989 marque la fin historique du XX° siècle, d'une Europe déchirée et divisée par des guerres fratricides.

A cette époque, nous attendions tous sous l'uniforme, "le matin du grand soir" et Berlin était le coeur de cette "Guerre Froide" ville divisée, balafrée par le mur de la honte depuis 1961, objet de toutes les attentions et des tensions les plus symboliques...

Le 26 juin 1963, depuis le balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, qui était alors le siège de la municipalité de Berlin-Ouest, située en secteur d'occupation américain, Kennedy prononce un discours célèbre et lance à la fin cette phrase devenue historique : "Ich bin ein Berliner !" ("je suis un berlinois !")


Extrait du discours de JFK à Berlin en 1963

« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste.
Qu'ils viennent à Berlin !
Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !
Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. [...] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. [...]
Il y a 2 000 ans, la phrase la plus glorieuse était civis romanus sum (« je suis citoyen romain »). Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la phrase la plus glorieuse est Ich bin ein Berliner... 

Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin. C'est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! »

Le monde a bien changé, et les Etats unis qui protégeaient hier nos libertés, menacent aujourd'hui par leur système économique la civilisation européenne dont les valeurs se retrouvent défendues par la nouvelle Russie...

Mais cette phrase prononcée par l'un des plus grands Présidents des Etats Unis, reste dans les mémoires comme l'un des symboles les plus forts de la solidarité et la compassion  humaine quand la liberté est menacée quelque part dans le Monde....

Véronika - Jean Pax Méfret
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23 juin 79

Mort de l'empereur Vespasien à Aquae Cutiliae

Buste de Vespasien

Les débuts

Titus Flavius Vespasianius est né à Réate en l’an 7 après J.C.; son grand père, un centurion qui avait participé à la bataille de Pharsale sous Pompée quant à son père il est publicain (hommes d'affaires, collecteurs de taxes) avant de devenir banquier en Helvétie.Vespasien est donc issu de la plèbe, contrairement à ces prédécesseurs julio-claudiens qui étaient des patriciens (aristocratie) il est le fondateur de la dynastie des Flaviens.


Après une carrière dans l'ordre équestre, il connaît diverses charges et mutations qui l’amèneront à être prêteur sous l'empereur Caligula, où il commande une légion en Bretagne (Grande Bretagne), Pendant ces campagnes , et malgré le peu d'attirance qu'il a vis à vis du climat fait preuve d'un grand professionnalisme et essaye de comprendre les mœurs des populations autochtones ennemies dans lesquelles il réussit même à trouver des alliés parmi les druides. Après nous le retrouvons consul, puis proconsul d'Afrique, avant qu'il ne devienne légat de Judée en 67, où il mate une révolte juive menée par les zélotes, reprenant Jérusalem et la forteresse de Massada. 


Vespasien empereur

Pendant ce temps là à Rome, il ne fait pas bon d'être empereur, car à la chute de Néron, quatre lui succéderont la même année avant de finir assassinés. Sous Vitellius empereur contesté à la personnalité dépravée, Vespasien se rend à Alexandrie  où, avec l'appui du Préfet d'Egypte et du Légat de Syrie, il est proclamé Empereur par les légions d'Orient en août 69. Il s'embarque pour Rome, laissant son fils Titus terminer la reconquête de Jérusalem.

La réorganisation de l'Empire


Lorsque Vespasien arrive à Rome, l'Empire est ravagé par des années de guerre civile tandis que Rome ne s'est pas encore relevée du grand incendie de Néron (en 64) Avant de restaurer l'Empire et réorganiser les institutions, Vespasien, même s'il a l'appui de son frère, Préfet de la ville, commence par légaliser sa place par la "Lex de imperio Vespasiani" par laquelle il devient un véritable magistrat, légitimé par l'armée. Le sénat romain voit ses pouvoirs diminuer, permettant ainsi à Vespasien d'engager des réformes ambitieuses tour en renforçant la tradition. 
Ainsi, Vespasien renforce les défenses des limes (frontières) de l'Empire, qu'il modernise et stabilise, et il les IV° et XVI° légions sont créées sous son règne. Sur le plan religieux, il va marquer les temples de sa dévotion aux dieux d'Alexandrie tout en s'attachant à maintenir les traditions polythéistes impériales, conservant les cérémonies et restaurant les temples sacrés.

Vespasien faisant élever le Colisée à Rome (70-80)
Gabriel Blanchard – Château de Versailles - Photo RMN
C'est lui qui va reconstruire Rome, et ses grands monuments, encore visible aujourd'hui, le Colisée en 75, le forum de la Paix, le Temple de la Paix, l'arc de Titus, la Bibliothèque de la Paix. Il créé des taxes pour restaurer les finances (dont la fameuse taxe d'urine (utilisée en teinturerie) qui était collectée dans les "vespasiennes") et se voit attribuer la paternité de l'expression "L'argent n'a pas d'odeur" (pecunia non olet) en réponse à un reproche de son fils Titus.
Après avoir rétablit l'autorité de l'Etat, les finances de l'Empire et réorganisé les armées, Vespasien s'attaque à la réforme du sénat, de la justice et de l'Ordre équestre... Économe, l'empereur s'attache à limiter les dépenses de l'Etat et stabilise l'Empire dans la paix.

Vespasien va également restaurer les aqueducs, favoriser les arts et les belles lettres, et pendant son règne les frontières sont consolidés et ses légions achèvent de pacifier les provinces difficiles,  (Avec Agricola contre la reine Bodicaée en Bretagne ou la révolte de Civilis en 70 par exemple)


La mort de Vespasien


A Aquae Cutiliae où il se repose en 79, l'empereur est souffrant et épuisé de ses déplacements incessants. sentant sa fin venir, il déclare en ironisant sur la coutume de diviniser les empereurs à leur mort : "Malheur ! je crois que je deviens dieu !" (Vae, puteo deus fio) C'est l'historien Suétone qui, continuant de nous rapporter les derniers instants de Vespasien rapporte que l'empereur le 23 juin 79, sentant son dernier soupir arrivé, se leva en déclarant : 


"Il faut qu'un empereur meure debout !" (Decet imperatorem stantem mori)



Vespasien laisse le souvenir d'un empereur certes autoritaire, mais juste, œuvrant avec fermeté pour le bien de l'Empire et la paix de ses citoyens proche du peuple et de l'armée par ses origines et sa carrière, Vespasien fit preuve tout au long de son règne d'une probité exemplaire armé d'un bon sens paysan et protéger par une absence de scrupules.


C’est peut-être l"’imperator" qui a œuvré le plus pour son pays (avec Jules César et Marc Aurèle)  et sans jamais verser dans l’extravagance ni la cruauté gratuite il vivait avec la simplicité du soldat .


Vespasien :
" Virtus et honor"
Sources :

Bibliographie ancienne

- Suétone, La vie des douze césars
- Tacite, Histoires
- Flavius josèphe, La guerre des juifs

Bibliographie moderne
- Léon Homo, Vespasien l’empereur du bon sens, Paris, Albin Michel, 1949.

- Barbara Levick, Vespasien, Infolio, 2002.
- Régis Martin, les douze césars, du mythe à la réalité

Internet
Wikipédia, Vespasien
- FNCV.com, les grandes batailles, Vespasien
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21 juin 2013

"Le soleil est nouveau tous les jours"
Héraclite

Attention, n'oublions pas l'essentiel, la fête de la musique (qui devrait être quotidienne), ne doit pas cacher celle du Soleil, ancienne, païenne et universelle, honorée par nos pères et leurs pères, et les pères de leurs pères, depuis que ce jour précis, aux yeux des Hommes, le feu de l'étoile brille le plus longtemps dans notre ciel éternel...


Solstice

"Les tambours se taisent, et nous marchons,
La terre tremble au rythme haletant de nos pas.
Nous avons un drapeau, que nous portons parmi nous, 
Et les mots qu'ils portent sont notre unique pensée.

Soleil, tu nous a semés comme des grains dans la terre,
Et nous avons poussé, tandis que sur les champs ouverts,
Coupé par la charrue, martelé par les pas des chevaux,
Tu passes et repasses comme un fermier par le monde

Nous voulons mûrir ainsi à la chaleur de ton amour,
Comme nous nous sommes voués à la terre natale,
Nous accrochant aux pierres et tantôt aux étoiles,
Et notre foi enflammée, lumineuse, à tes braises ardentes.

Le feu nous transforme et nous marchons,
La terre tremble sous la chanson de nos pas,
Nous avons un drapeau : il est au milieu de nous, 
Et se ferme notre cercle, que protègent les Dieux."

Herbert Böhme

(Source "Les traditions d'Europe", Alain de Benoist 1982)

Voir également l'article "Retour sur un solstice" publié dans la page "Journal" au 22 juin 2013.
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13 juin -323

Mort de Alexandre III Le Grand, à Babylone

"Ce ne sont pas les fils qui perpétuent la mémoire des pères, 
ce sont les bonnes actions et les bonnes mœurs." Alexandre Le Grand

Alexandre le Grand
British muséum
Fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Epire, Alexandre est une des plus grandes figures de l'Antiquité. Il passe son enfance aux côtés de son précepteur Aristote, lit Homère, les auteurs tragiques et les poètes lyriques, devenant un parfait noble grec. A 16 ans, il assure la régence du royaume grec; à 18 ans, il écrase un bataillon thébain ; à 20 ans, il succède à son père. Sa jeunesse semble le desservir, Athènes et d'autres villes grecques veulent en profiter pour s'affranchir au plus vite de la tutelle macédonienne, mais le souverain réagit brutalement en remportant une victoire sanglante sur Thèbes qui lui vaut la docilité de la Grèce. Le pacte signé entre Philippe et la Ligue de Corinthe est renouvelé et Alexandre nommé général en chef des contingents grecs engagés pour la campagne d'Asie. Dès lors, sa vie n'est plus qu'une vaste conquête : à la tête d'une armée de 35.000 hommes, il s'empare de la Perse, de la Syrie et de l'Egypte, où il fonde la ville d'Alexandrie. Il s'attaque à l'Inde en 326 avant Jésus-Christ, et malgré la rébellion de son armée, fait une entrée triomphale à Carmanie. Il meurt au coucher du soleil, alors qu'il a presque atteint l'âge de 33 ans, laissant derrière lui un immense empire.
(Source : www evene.fr)
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11 juin 1974

Mort de Julius Evola, "le dernier romain"


Julius Evola 1898-1974
Le 11 juin 1974, Julius Evola meurt à Rome à l'âge de 76 ans

Philosophe européen inclassable, éveilleur des consciences, le baron Giulio Cesare Evola représente une référence majeure dans le courant des Nouvelles Droites européennes.


Ce penseur européen en effet dénonce la conception ultra économiste du monde moderne parallèlement à sa critique du monde moderne, il prône la restauration d'une Europe impériale réunifiée dans ses diversités et ses doctrines  traditionnelles, tourné vers le haut sens du sacré.



"Sur le plan de l’esprit, il existe quelque chose qui peut déjà servir de trace aux forces de résistance et de renouveau : c’est l’esprit légionnaire. C’est l’attitude de ceux qui surent choisir la voie la plus dure, de ceux qui surent combattre tout en étant conscients que la bataille était matériellement perdue, de ceux qui surent convalider les paroles de la vieille saga : « Fidélité est plus forte que feu », et à travers lesquels s’affirma l’idée traditionnelle qui veut que ce soit le sens de l’honneur ou de la honte – et non de petites mesures tirées de petites morales – qui crée une différence substantielle, existentielle, entre les êtres, comme entre une race et une autre race. »

Julius Evola "Orientations" 1950
(Voir la suite dans l'article publié le 11 juin 2013)
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7 juin 1937 

Création des "Carmina Burana" à l'opéra de Francfort par Carl Orff.

"O Fortuna" dirigé par Daniel Rieu

Composée durant les années 1935 et 1936, Carmina Burana qui est une oeuvre majeure du compositeur allemand Carl Orff (1895-1982), connait rapidement un grand succès en Allemagne et en Europe...
Manuscrit Carmina Burana du XIII°siècle

"Carmina Burana : Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus instrumentis atque imaginibus magicis", ou « Poèmes de Beuren : Chants profanes pour chanteurs et chœurs, devant être chantés avec instruments et images magiques » sontt la partie la plus connue de "Trionfi" une trilogie musicale...

(Voir la suite dans l'article publié le 07 juin 2013)






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